19 juin 2007

Gouvernement Fillon II : la fin des promesses...

Le nouveau gouvernement à peine constitué, quelques constatations s'imposent:

- D'abord, c'en est déjà fini de la parité homme-femme. La promesse n'aura pas duré bien longtemps.

- C'est vrai, le rajeunissement est évident. Pour quels types de postes? A pouvoir? Pour le Ministère de l'économie, indéniablement, le fait qu'une femme soit nommée à sa tête est un vrai changement, nul ne peut le nier.

- La nomination-promotion de Borloo en remplacement de Juppé cache mal le fait qu'en moins d'un mois, plus personne ne se faisait d'illusion sur les aptitudes réelles de cet homme à diriger un tel ministère. Il voulait garder l'économie, on lui refile l'écologie. Pour quelqu'un qui avait participé à "Génération Ecologie" en son temps, cela semble cohérent. Nous verrons bien s'il y est mieux à son aise.

- Le débauchage habilement nommé "Ouverture à gauche" se poursuit comme nous l'avions prévu. Pourquoi changer une tactique si efficace? Face à un parti socialiste en totale déroute, incapable semble-t-il de réagir, plombé par des affaires familiales plus que politiques, offrant un visage de parti de notables complètement à l'ouest, avec un Dominique Strauss-Kahn annonçant son départ du bureau national et un Chevènement "out", Sarkozy aurait tort de se priver. En appelant JM Bockel et F. Amara à le rejoindre, il crée un peu plus de trouble à gauche. Semer la discorde chez ses ennemis en les appelant à se rallier sous couvert d'ouverture, voilà bien une technique ancienne, reconnue, pratiquée par les plus habiles des politiques. Muselés ils seront, sans même s'en rendre compte si l'on en croit leurs déclarations.

- La communication a définitivement pris le pas sur le politique. Cela dit, en a-t-il été jamais autrement? Nommer par anticipation un entraîneur de rugby en activité avant une coupe du monde, c'est pratiquer à l'échelon gouvernemental ce que pratiquent les entreprises qui s'attachent les services d'une personnalité du sport ou de l'art pour travailler sur le terrain des valeurs. Redorer un blason, véhiculer une image plus proprette, etc... Dommage pour Guy Roux, il aurait pu sans doute servir...Mais il a préféré rempiler récemment et peut-être ne remplit-il pas le cahier des charges en termes de moyenne d'âge.

- Dernière constatation qui s'impose: on continue à prendre le citoyen moyen pour un con. Pardonnez-moi l'expression mais en voyant la nouvelle ministre de l'économie, aujourd'hui aux côtés de son premier ministre se conduire comme une petite fille bien sage ou comme une fayote de premier niveau (elle a sans doute été les deux dans sa jeunesse, on ne triche pas avec ce type de comportement, pour ceux qu'intéressent l'analyse transactionnelle, Catherine Lagarde est un cas intéressant, nous lui prédisons quelques difficultés, "enfant soumise" ou "parente normative", Juppé et Balladur en savent quelque chose, ça ne fonctionne pas bien face à des manifestations) et déclarer pour ceux qui en douteraient qu'elle allait travailler toute la nuit pour préparer ses dossiers, j'ai failli tomber! Mais oui, ma petite dame, il faut travailler, c'est très bien. Faut-il que cela soit étrange ou si rare pour avoir besoin d'en parler, comme si c'était tout nouveau pour elle ou comme s'il fallait vraiment enfoncer le clou aux pauvres péquenots qui eux vont passer la soirée devant TF1...Sachez messieurs, mesdames que la ministre elle, pendant ce temps, va s'arracher les yeux à force de travailler. L'épopée napoléonienne continue. Tous des super-héros, bosseurs, travailleurs, tellement plus que tous leurs prédecesseurs. Mamma mia et dire que certains les croient!

18 juin 2007

La chute de Juppé, premier revers et casse-tête pour le duo Sarkozy-Fillon

PARIS (AFP) - Le duo exécutif Sarkozy-Fillon a, malgré la victoire de l'UMP aux législatives, subi un premier vrai revers dimanche avec la défaite d'Alain Juppé, obligé de quitter un gouvernement dont l'architecture se retrouve déséquilibrée.

Le président de la République et son Premier ministre doivent également gérer les tensions autour de Jean-Louis Borloo accusé par certains à droite, en ayant évoqué une possible augmentation de la TVA, d'avoir semé la zizanie dans son camp, voire d'avoir contribué à la spectaculaire remontée de la gauche.


Battu d'une courte tête à Bordeaux, le numéro deux du gouvernement Alain Juppé a aussitôt annoncé qu'il démissionnerait du super-ministère de l'Ecologie et du Développement durable pour se conformer à la règle édictée fin mai par François Fillon, obligeant tout battu aux législatives à quitter le gouvernement.

Sa défaite est "une mauvaise nouvelle pour le gouvernement et pour le pays", a regretté l'ancien ministre du Budget, Jean-François Copé.

MM. Sarkozy et Fillon sont désormais face à un vrai casse-tête. En composant ce département ministériel aux compétences incluant les transports et la politique de l'énergie, ils voulaient marquer que la protection de l'environnement serait désormais prise en compte de façon prioritaire dans toutes les grandes politiques de l'Etat.

La crédibilité du redécoupage reposait en grande partie sur la personnalité du ministre choisi pour piloter ce nouveau mastodonte: M. Juppé, un ancien Premier ministre, poids lourd politique et expert de l'action gouvernementale nationale comme internationale.

Pour conforter encore l'autorité du maire de Bordeaux, MM. Fillon et Sarkozy avaient fait de lui le numéro deux et seul ministre d'Etat. Sa défaite dimanche n'en est que plus visible, et son remplaçant n'en sera que plus dur à trouver.

M. Borloo a, lui aussi, pris en main il y a tout juste un mois un ministère de l'Economie redécoupé, enrichi des principaux instruments de la bataille pour l'emploi.

S'il a été réélu dès le premier tour, il sort très affaibli de ce scrutin en raison de la polémique sur le projet de "TVA sociale".

A droite, plusieurs ont montré du doigt M. Borloo en lui reprochant d'avoir concédé, au soir du premier tour, qu'une hausse de la TVA était un scénario envisagé parmi d'autres.

L'ex-ministre Renaud Dutreil a sommé M. Borloo de "s'expliquer" sur ce projet, appelant la droite à "tirer les leçons de cette erreur majeure de communication qui [lui] a coûté beaucoup de voix en France".

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a lui estimé que le résultat du second tour s'expliquait par la peur d'un "tsunami bleu", mais aussi par la polémique sur la "TVA sociale".

M. Borloo avait lancé un débat que la droite n'a pas réussi à maîtriser entre les deux tours, multipliant au contraire les déclarations contradictoires et les signes d'hésitation, au plus grand profit de la gauche.

Ce second tour en demi-teinte pour l'UMP pourrait aussi résonner comme un désaveu de la tactique de M. Fillon, qui avait axé sa campagne sur une attaque en règle de la gauche. Certains élus socialistes n'ont pas manqué de mettre en cause une agressivité excessive à leur égard.

Par Frédéric DUMOULIN et Christophe SCHMIDT



Le Ministère en perd son latin...





















Apparemment, le ministère de l'Intérieur est sous le choc.

En effet, le site officiel présente les résultats des Législatives sous le titre très smart "The Elections"...
My UMP is in the shit aussi?

Je sais bien que la première langue du libéralisme est l'anglais, que le chef de l'Etat est pro-USA mais tout de même, il me semblait habiter dans un pays dont la langue officielle est le Français.

Cela dit, quand on abuse des spiritueux lors des sommets (le Gin8, vous connaissez?), rien ne doit plus nous étonner, n'est-ce pas?

Barman, un p'tit scotch, Thank You!

Content, le mot du jour...

A entendre nos chers politiques, à droite comme à gauche, à l'UMP, comme au PS, chez les verts et chez les communistes, il y a tout lieu de se réjouir, tout le monde a gagné, tout le monde est content, comme c'est magnifique cette France de nos politiques!

Et vas-y que face au tsunami bleu, c'est une vague rose, et vas-y que lorsque les uns déclarent posséder désormais la majorité absolue, les autres prétendent qu'il va falloir compter avec eux, et patati et patata.

Bien sûr, le fait qu'une opposition un peu plus musclée que prévue s'installe au Palais-Bourbon (en passant, merci encore à toutes les officines de sondages pour l'inutilité de leurs prédictions) obligera les gouvernants à plus de prudence dans leur véhément jusqu'au-boutisme libéral.

Bien sûr, le chef de l'Etat va s'employer à troubler un peu plus encore le jeu politique en poursuivant une politique dite d'ouverture. "Ouverture"! Jamais mot ne fut plus détourné!
(pourtant si l'on en croit les sondeurs, les Français seraient favorables à cette ouverture à 60%...mamma mia!!! Enfin, ce sont les mêmes Français qui plébiscitent Julie Lescaut sur TF1)

Bien sûr, ces élections législatives semblent sonner le glas des chiraquiens. Juppé en sait quelque chose.

Bien sûr, Ségo et François ne sont plus dans le même bateau!

Bien sûr, rien n'est réglé.

Pendant que s'affichaient les résultats sur les écrans télévisés, je profitais de la chaleur et de la joie délivrée par Laurent Voulzy actuellement en tournée et de passage dans ma ville.
"Le pouvoir des fleurs", chante-t-il. Mai 68 n'est pas enterré partout...
Voilà un gars qui semble s'éclater en travaillant, s'offrant pendant près de 3 heures sur scène, proche de ses musiciens avec lesquels il paraît former une belle équipe. Voilà un gars qui fait se lever toute une salle, réunissant des gens de tous âges, heureux d'être là, simplement.
Voilà un gars vraiment content, qui ne se la joue pas, ne se la pète pas comme on dit, et moi qui étais vraiment de mauvaise humeur aujourd'hui (allez savoir pourquoi), eh bien moi aussi, qu'est-ce que j'étais content.

"Content", le mot du jour, comme j'vous disais...

17 juin 2007

Soir d'élections

Le mandat encadré de Nicolas Sarkozy

C'est le titre de l'article écrit ce soir par Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne:


On attendait le « tsunami bleu » au Parlement, et on a eu une…vaguelette de gauche ! C'est l'avantage de la démocratie : en donnant la parole au peuple, on s'aperçoit souvent de sa grande sagesse. Car les électeurs ont été d'une grande finesse lors de ces quatre tours des élections « présidentielle-législatives ». Dans un premier temps, ils ont donné un large mandat à Nicolas Sarkozy. Et dans un deuxième, ils ont choisi de l'encadrer, en portant davantage de députés de gauche (surtout socialistes) à l'Assemblée nationale que dans la précédente législature. Ils ont donc entendu les appels (dont celui de Marianne) à sauver la représentativité du Parlement. Mais le message est plus fort encore : si Sarkozy peut et doit gouverner, puisqu'il dispose d'une majorité, il ne peut pas tout faire en s'appuyant sur sa seule légitimité. Son slogan « je dit tout avant parce que je ferai tout après », d'où l'on comprenait que son élection valait referendum sur tous les éléments de son programme, est déjà affaibli. Non, il ne peut pas « tout » faire, et d'ailleurs, il le sait déjà. Un exemple ? La TVA « sociale ». Son expérimentation est inscrite « noir sur blanc » dans les engagements présidentiels. Et pourtant, devant la méfiance, pour ne pas dire l'hostilité de l'opinion, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont été contraints de faire retraite, même momentanément.

On ne peut que se féliciter du vote des Français. Ils ont mis un coup de frein à la dérive bonapartiste du président de la République. Ils ont aussi démontré qu'un espace demeure pour s'opposer, par le débat démocratique, au pouvoir en place, qui pourtant, cumule les positions de force : l'Assemblée, le Sénat, le conseil constitutionnel, le CSA, etc…

Reste à l'opposition, en particulier au Parti socialiste, à profiter de cette chance (on n'ose dire la dernière) pour se refonder de fond et comble. Si les électeurs les ont sauvés d'une défaite humiliante, ce n'est pas pour qu'il demeurent ce qu'ils sont actuellement, c'est à dire impuissants politiquement, mais au contraire qu'il préparent la relève, une nouvelle génération d'hommes et de femmes, armés d'idées neuves, de convictions puissantes, de solutions pratiques afin que dans cinq ans, les Français puissent s'en saisir afin de bâtir leur avenir.

Source: http://www.marianne2007.info/Le-mandat-encadre-de-Nicolas-Sarkozy_a1551.html

13 juin 2007

La veuve du juge Borrel en appelle au président Nicolas Sarkozy

Une nouvelle affaire qui atteint ce qu'on appelait l'Etat-RPR, puis le clan des Chiraquiens (au passage, j'aientendu M. Alliot-Marie, fidèle des fidèles de Chirac, évoquer hier que la notion de chiraquien n'existe pas....Et sarkozyste, oui ?).

Affaire qui semble concerner de près, de très près Jacques Chirac... Mais que va faire Nicolas Sarkozy?


PARIS (Reuters) - Elisabeth Borrel, veuve d'un magistrat tué à Djibouti en 1995, demande à être reçue par le président Nicolas Sarkozy pour qu'il lui garantisse que l'enquête serait menée à bien sans entraves.

"En votre qualité de chef de l'Etat français et de président du Conseil supérieur de la magistrature, garant à la fois de la souveraineté de la France à l'égard des puissances étrangères et de l'indépendance de l'autorité judiciaire, je vous demande de me recevoir, en présence de mes avocats", dit-elle dans une lettre au chef de l'Etat remise à la presse.

"Je vous demande de prendre auprès de moi l'engagement de faire respecter les principes qui seuls permettront l'aboutissement de mon combat pour que soient connus et punis les assassins de mon mari", ajoute-t-elle.

Le corps carbonisé de Bernard Borrel, coopérant français, conseiller technique auprès du ministère de la Justice djiboutien, avait été retrouvé en octobre 1995. L'hypothèse du suicide avait d'abord été retenue, mais la piste criminelle est désormais suivie, après notamment des expertises médico-légales.

La demande au président Nicolas Sarkozy fait suite à la publication dans la presse ces derniers jours de documents trouvés lors de perquisitions au Quai d'Orsay et au ministère de la Justice, qui montrent que ce ministère a cherché en 2004 à faire transmettre l'ensemble du dossier criminel Borrel aux autorités de Djibouti, pourtant soupçonnées du meurtre.

D'autres documents montrent que Paris a suggéré à Djibouti d'attaquer la France devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour protester contre le refus de transmission du dossier, finalement opposé à Djibouti par la juge d'instruction Sophie Clément, en février 2005.

CHIRAC VISÉ

L'affaire est d'importance pour Paris, qui possède à Djibouti sa principale base militaire en Afrique.

Me Olivier Morice, avocat d'Elisabeth Borrel, a estimé que l'ancien président Jacques Chirac, qui avait refusé de recevoir la veuve du magistrat, avait fait primer ces intérêts diplomatiques sur la marche de la justice.

"Il y a eu manifestement des accords passés entre les deux présidents Jacques Chirac et (son homologue djiboutien-NDLR) Ismaël Omar Guelleh", estime l'avocat. Il a précisé cependant qu'il ne demanderait pas pour l'instant l'audition comme témoin de l'ex-président français.

Selon Me Morice, Nicolas Sarkozy doit rompre avec l'attitude de son prédécesseur : "nous voulons rappeler que Nicolas Sarkozy, comme candidat, a souligné qu'il ne fallait pas mettre sur le même plan les victimes et ceux qui sont des criminels".

Le Syndicat de la magistrature (gauche) soutient la démarche. Cette affaire, qui empoisonne les relations entre la justice et le pouvoir depuis des années, fait l'objet de trois instructions distinctes, dont une pour "pressions sur la justice" qui a conduit deux juges d'instruction à tenter en vain de perquisitionner au palais de l'Elysée le 2 mai dernier.

L'enquête principale sur le crime est au point mort depuis la délivrance en octobre 2006 de mandats d'arrêt contre deux repris de justice en fuite, soupçonnés d'être des exécutants du meurtre de Bernard Borrel.

La juge Clément a convoqué en vain comme témoin le président djiboutien, de passage à Cannes en février dernier pour un sommet franco-africain.

Ce chef d'Etat, qui nie toute implication, est mis en cause principalement par un témoin, qui déclare qu'il a parlé du meurtre du juge avec d'autres personnes le soir des faits. Cette déposition est qualifiée de douteuse par sa défense car certains éléments en ont été infirmés ou semblent sujet à caution.

Me Morice envisage un autre scénario. "Nous sommes à peu près convaincu que Bernard Borrel a été éliminé dans le cadre d'une entente entre Français et Djiboutiens", dit-il.

12 juin 2007

Rectificatif : rendons à César...

Le 7 juin, La sentinelle républicaine vous proposait en "pensée du jour", la citation suivante:

"Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument."

Ce jour-là, nous avons attribué cette citation à St-Just.

Une bien belle erreur, que l'ami d'un ami a relevé et a porté à notre attention. Merci à lui!

Il s'agit, en effet, d'une citation attribuée à Lord Acton, Emerich, de son prénom.

Pour ceux parmi vous, qui souhaiteraient en savoir plus sur cet illustre personnage, nous vous renvoyons à la notice de wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Emerich_Edward_Dalberg-Acton


Merci à Michel et Daniel.
Et surtout n'hésitez pas à intervenir aussi souvent que vous le souhaitez!

11 juin 2007

La journée de la vidéo continue : le vote électronique et ses dangers

Encore une autre vidéo découverte aujourd'hui...
Sur les joies du vote électronique, c'est-à-dire surtout ses dérives possibles, ses fraudes, etc...

Vous voulez vous faire peur ?

Regardez donc cette vidéo, elle vous donnera certainement envie de continer à vous servir de petits bouts de papier pour aller voter...


Tant qu'on est dans la vidéo

Une autre vidéo découverte sur Daily Motion à propos de l'état policier. Nicolas Sarkozy y figure encore comme Ministre de l'Intérieur puisqu'elle a été réalisée avant son élection.

Là aussi, il y va, je crois, de notre vigilance.
Qu'en pensez-vous?


Pour voir la video en grande taille et profiter des sous-titrages, cliquez ici

Vive le G8 et la vodka

Les médias français ont-ils montré cette image de notre Président?
Apparemment, le long entretien avec Poutine a laissé des traces...

Je suppose qu'après cela, un bon petit jogging à l'air frais s'est avéré plus que nécessaire.

Après tout, on nous a bien parlé de la droite décomplexée, n'est-ce pas?

En voici un bel exemple, voyez vous-même!

Les blogs de la vigilance

Nous sommes heureux (et fiers) de faire partie de la liste des blogs politiques surveillant l'action du nouveau président.

Si vous voulez découvrir ces autres blogs, allez consulter cette liste sur Sarkofrance :

http://sarkofrance.blogspot.com/2007/06/mise-jour-de-notre-liste-des-blogs.html#links

7 juin 2007

Pensée du jour

"Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument."
St-Just

6 juin 2007

Une plainte en justice contre les mensonges de François Fillon

Un article du Monde nous apprend que Pierre Larrouturou porte plainte contre François Fillon pour "publicité mensongère."

"Faut-il sanctionner les publicités mensongère de Carrefour et Sofinco mais laisser toujours impunis les mensonges des dirigeants politiques ?"

C'est fort de cette interrogation qu'une plainte
a été déposée, mardi 5 juin, contre le premier ministre, François Fillon, par Pierre Larrouturou, délégué national du PS à l'Europe et président de l'association Urgence sociale.

M. Larrouturou rappelle que "l'article L. 97 du code électoral qui punit d'emprisonnement et d'amende ceux qui, à l'aide de fausses nouvelles ou autres manœuvres frauduleuses (…) auront surpris ou détourné des suffrages."

Lisez ici l'ensemble de la plainte de P. Larrouturou.





Quel est le degré d'égocentrisme du Président Sarkozy?

Ce résumé n'est pas disponible. Veuillez cliquer ici pour afficher l'article.

La république des sondages, suite

Je viens de lire un dossier intéressant dans le numéro du mois de mai de la revue "Sciences Humaines" à propos des sondages.

Dès que je trouve le temps, j'en ferai un petit topo ici.

Si vous avez des informations sur cette question, de type étude, réflexion, témoignage, etc, pensez à les porter à notre connaissance.

Merci.

Nicolas Sarkozy courtise la presse étrangère

Rue 89, dans un article de Pierre Haski, évoque la première rencontre formelle du Pérsident avec des journalistes étrangers depuis son entrée en fonction le mois dernier.

A lire, c'est évidemment intéressant :

http://www.rue89.com/2007/06/05/sarkozy-fait-une-operation-seduction-pour-la-presse-etrangere


Merci Cat, il m'avait échappé.

1 juin 2007

Comment gagner la voix des jeunes aux Législatives

Le machiavélisme continue de plus belle.
Il va bien falloir inventer un mot ou une expression pour qualifier la fantastique technique du nouveau Président pour se rallier l'opinion.
Je lance ici le concours: proposez vos idées!

Dernier exemple en date, le coup de fil à Bono, leader du groupe U2.

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a téléphoné au leader du groupe U2, Bono, avec qui il a évoqué les questions de développement de l'Afrique à l'approche du G8, a rapporté le porte-parole du président français.

Le chanteur irlandais, qui est très impliqué dans l'aide à l'Afrique au sein de l'organisation Data (Debt, Aids, trade, Africa), avait souhaité avoir un contact téléphonique avec le chef de l'Etat, a précisé David Martinon.

Les deux hommes doivent se revoir mercredi prochain à Heiligendammen, dans le nord de l'Allemagne, où se tiendra le sommet du G8. Nicolas Sarkozy a également invité Bono à venir le rencontrer à l'Elysée.

"Le président a félicité Bono pour son engagement en faveur du développement de l'Afrique. Il a rappelé partager avec Bono le sentiment de la nécessité et de l'urgence à agir", a rapporté David Martinon, ajoutant que le président français "partageait le combat de Bono".

"Le président a dit que si l'Afrique connaissait un drame, c'est l'Europe qui en serait affectée. 'J'ai une claire conscience que nos deux destins sont liés'", a-t-il ajouté, selon son porte-parole.

La conversation entre Nicolas Sarkozy et Bono a notamment porté "sur la qualité et la quantité de l'aide publique au développement", a rapporté David Martinon.

Selon des chiffres officiels, l'aide publique à l'Afrique représente en France 70 dollars par an et par habitant (contre 44 dollars en Grande-Bretagne et 17 dollars aux Etats-Unis).

La France est le deuxième contributeur au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

31 mai 2007

Des mal logés occupent des locaux à Paris et interpellent Hirsch

Martin Hirsch va devoir réagir concrètement. Il sera intéressant de voir quels sont les réels pouvoirs d'un Haut Commissaire incarnant la soi-disante ouverture.

PARIS (Reuters) - Une soixantaine de mal logés et leurs enfants occupent depuis 11h00 le siège parisien de l'Agence nouvelle des solidarités actives (Ansa) et demandent à être reçus par Martin Hirsch.

Situé 1 passage du Génie dans le 12e arrondissement, l'Ansa créée en janvier 2006, est dirigée par Martin Hirsch.

L'association met en oeuvre des actions locales expérimentales de lutte contre la pauvreté, en partenariat avec les pouvoirs publics et les entreprises.

"Martin Hirsch a annoncé participer à ce gouvernement pour lutter contre la pauvreté et les exclusions", relève dans un communiqué le "Collectif des mal logés en colère", à l'origine de l'occupation.

"Nous demandons à Martin Hirsch d'être fidèle dès maintenant à ses engagements", poursuit-il.

Les occupants dénoncent notamment les "nouveaux avantages" prévus par le gouvernement Fillon pour les propriétaires et stigmatisent un projet de déduction des intérêts sur les emprunts en cours sur l'achat d'une résidence principale.

Nommé le 16 mai Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté au sein du gouvernement, Martin Hirsch incarne l'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy. L'ancien président d'Emmaüs, homme de gauche, n'a ni la fonction de ministre ni celle de secrétaire d'Etat.

Dans leur communiqué, les occupants lui demandent "de réaffirmer dans les faits le droit à un logement pour tous maintenant, de résoudre immédiatement des situations intolérables qui condamnent des hommes, des femmes, des enfants, à des conditions de vie indignes dans un des pays les plus riches de la planète, quand ce n'est pas à une mort prématurée dans la rue ou des incendies".

30 mai 2007

Un président en quête du coup d'éclat permanent

Très beau titre pour l'article d'Antoine GUIRAL dans Libération qui évoque le "candidat" Sarkozy lors de son meeting au Havre pour les Législatives.

Mais il n'y a pas que le titre qui soit bien vu. Tout l'article est à lire, ne le ratez pas:

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/legislative/actu/256861.FR.php

La difficile question environnementale

Les organisations non gouvernementales et associations écologiques vont entrer en négociation avec le gouvernement.
S'agira-il d'un véritable "Grenelle de l'environnement" ou y a-t-il risque qu'elles soient -sinon manipulées- au moins instrumentalisées au bénéfice exclusif du gouvernement?

Dilemme...

Jean-Paul Besset qui représente la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme donne son point de vue dans Libération.

Pour lire cet article:

http://www.liberation.fr/rebonds/256786.FR.php